Les ponts

Pont à Châtellerault

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  • Intimement liés à la présence de la Vienne et ses affluents, les ponts sont des ouvrages d'art majeurs du pays Châtelleraudais.

    Durant l'Antiquité, les voyageurs qui circulent sur la voie romaine reliant Tours à Bordeaux suivent, depuis Ingrandes, la rive droite de la Vienne, avant de la traverser par différents gués ou bacs, près de sa confluence avec le Clain.
    À partir du Xè siècle, dans l'ensemble du royaume, le nombre des points de passage plus sécurisés pour les biens et les personnes augmentent. La fondation d'une forteresse appartenant au système défensif du Haut-Poitou, participe à ce mouvement. Elle est associée à la construction d'un pont sur la Vienne, attesté dès 1058, qui détourne l'ancienne voie aux dépens de Cenon. Grâce à cet ouvrage, Châtellerault devient une étape importante sur l'axe de circulation majeur du Seuil du Poitou, devenu l'un des principaux itinéraires des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.
    Le régime torrentiel de la Vienne, l'encombrement des moulins et pêcheries accrochés à ses piles, rendent le pont vulnérable. Plusieurs fois endommagé et même emporté par les crues, il est totalement reconstruit en pierre entre 1572 et 1611. Cet ouvrage est le seul à enjamber la Vienne jusqu'à la fin du XIXè siècle puis les progrès techniques liés à la découverte de nouveaux matériaux, transforment radicalement le paysage fluvial.
    Des ponts de longues portés s'élancent désormais au-dessus de l'eau, à Bonneuil-Matours en 1848, à Vouneuil-sur-Vienne en 1874, puis à Cenon-sur-Vienne en 1912.