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Acadienne - English

L’histoire d’un aller-retour

Intrigué par la culture acadienne ? Envie de replonger dans l’histoire de vos ancêtres ? Remontez à travers l’épopée des acadiens revenus au pays.

Dépaysement garanti en terre acadienne du Grand Châtellerault.

Connaître les Acadiens est l’occasion rêvée de voyager dans l’espace et le temps et partir à la rencontre d’un pan trop souvent méconnu de l’histoire de notre pays.

C’est une histoire émouvante de familles parties de France une première fois vers le nouveau monde et arrachées à leur terre d’adoption pour venir en Poitou refaire leur vie en travaillant les terres agricoles, dans un refuge, guidés par un brillant philosophe et économiste du 18è siècle.

L’Acadie en Poitou, c’est une rencontre originale avec un homme : Louis Nicolas de Pérusse des Cars. Son nom est en effet le plus souvent associé à celui des Acadiens. Il les a reçus sur ses terres au 18ème siècle. Cet homme, issu d’une noble famille limousine était un des premiers économistes français adhérant aux principes philosophiques et techniques de l’école physiocratique, qui prônait le gouvernement de la Nature.

C’est dans ces principes d’universalité que les acadiens installés sur la « ligne » travaillèrent en s’inscrivant dans le « liberté du commerce » et la « liberté de l’industrie ». Ces paysans, avant la Révolution, étaient déjà libérés des « servitudes seigneuriales ». Dans cette micro-société essentiellement rurale, c’était donc les paysans, par leur interaction avec la nature, qui produisaient de la richesse. Les propriétaires fonciers comme monsieur de Pérusse des Cars, vivaient des surplus dégagés par les agriculteurs. Pour les physiocrates, les artisans et les ouvriers ne faisaient que transformer des produits qui provenaient de la nature et formaient, à la différence des paysans, une « classe stérile ».

Les cousins acadiens, dont l’histoire sur le continent américain est complexe, ont servi cette philosophie en Poitou. Les principales traces de leur implantation sont les terres agricoles et bien évidemment les fermes construites à l’époque selon des canons et des principes choisis et répété de manière systématique.

Bien plus qu’un voyage dans le temps, c’est une rencontre avec des hommes et des femmes, leur culture, teintée d’influences nombreuses, une manière de vivre qui a traversé l’atlantique pour prendre racine dans un lieu gouverné par une philosophie novatrice pour l’époque.