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La Manufacture - English

Un peu d’histoire… industrielle

C’est à Châtellerault - ville réputée pour sa coutellerie depuis le Moyen Âge - que Louis XVIII choisi en 1819 d’implanter une nouvelle manufacture d’arme. Afin de bénéficier de la puissance hydraulique, elle est édifiée en bordure de Vienne en amont de sa confluence avec la petite Envigne. A l’époque, la « manu » se compose d’ateliers dédiés à la fabrication d’armes tranchantes et d’armes à feu. Un bâtiment administratif complète l’ensemble. D’autres édifications sont ajoutées au fur et à mesure du développement de l’activité du site qui dura un siècle et demi.

Les sabres de cavalerie, les fusils « Chassepot » puis « Lebel », les baïonnettes, les mitrailleuses… sortaient en nombre des ateliers châtelleraudais. Le fusil « Miossine », destiné à l’armée russe, fut la principale production à la fin du 19ème siècle. Les effectifs varièrent énormément durant l’histoire : d’une trentaine à l’ouverture du site, la manu compta jusqu’à 8000 employés durant la seconde guerre mondiale. Durant longtemps, elle fut le premier employeur de la ville et ferma ses portes le 1er octobre 1968.

La présence de la manu favorisera le développement du faubourg de Châteauneuf, ainsi que la construction d’un pont à l’architecture innovante – procédé Béton Hennebique - en 1899. Ce pont – classé monument historique et labelisé « patrimoine du XXe siècle » - est baptisé du nom du maire de la ville entre 1896 et 1904, Camille de Hogues.

Un site aux multiples facettes en constante métamorphose

Quatre cheminées en briques sont conservées sur le site de la manu. La plus grande mesure 62 mètres mais les jumelles de 45 mètres lui volent pourtant la vedette. En effet, les deux conduits spiralés donnent un profil bien caractéristique aux lignes d’horizons châtelleraudaises. De plus, de la passerelle qui les relie (création de Jean-Marc Vilmouth, 1994), c’est un panorama unique qui est proposé aux visiteurs.

La maison du directeur est aussi connu sous le nom de bâtiment de l’horloge. L’ensemble administratif abrite aujourd’hui le conservatoire – à rayonnement départemental - de musique et de danse Clément-Jannequin (maître de la chanson polyphonique du 16è siècle, né à Châtellerault). Lieu de quiétude, le jardin du directeur occupe, non loin de là, la confluence entre Envigne, Vienne et canal.

Dans l’ancien atelier de forge, les marteaux-pilon se sont tus. Ils ont laissé la place à une patinoire à l’architecture unique, équipement lui aussi emblématique d’un site en pleine renaissance. A côté, le tout nouveau Skate-Park borde la rivière et offre aux fans de sensation forte un cadre unique pour s’éclater.

L’atelier, à l’architecture en pierre de taille abrite le Musée Auto Moto Vélo depuis 1998. La collection est présentée sur plus de 3 000 m² et permet de découvrir des moyens de transport de 1818 à nos jours : des Bugatti aux 4CV en passant par des prototypes. Vous y trouverez également l’histoire de la fabrication des armes à Châtellerault.

Informations pratiques