Château des Ormes

Un peu d’histoire… beaucoup d’architecture

Quand les pierres témoignent du siècle des Lumières

Le domaine des Ormes a eu plusieurs propriétaires : depuis les Marans au crépuscule du Moyen Âge, en passant par les frères Pussort (seconde moitié du 17è siècle), le château passe entre les mains en 1729 du comte Marc-Pierre de Voyer de Paulmy d’Argenson (1696-1764), conseiller d’état, ministre de la guerre de Louis XV. C’est son fils, Marc-René qui achève la construction du château en 1783, le corps central - aujourd’hui remplacé par une construction du début du 20è siècle - avait été bâti dans le style en vogue à l’époque par le grand architecte parisien Charles de Wailly (1730-1798), à l'origine du théâtre de l’Odéon à Paris et du prestigieux Château de Laeken, résidence des rois de Belgique. C’est à Alfred Coulomb (1838-1929), architecte de la Belle époque, que l’on doit les différentes modifications du château au début du 20ème siècle.

Grâce à son architecture, ses décors remarquables, et à ses collections, le château est donc un lieu visite mais aussi un lieu de réceptions d’exceptions et un cadre prisé pour des événements culturels.

Cet impressionnant bâti du milieu du 18è siècle avec ses 80 mètres de long est parfaitement symétrique et possède un cadran solaire qui mérite le coup d’œil.

Au bout de l'allée arbortée, les ailes et le bâtiment se répartissent symétriquement autour de la cour d’honneur. Le corps central, ancienne entrée principale, abrite le grand vestibule. Ce lieu, baigné de lumière, comporte un escalier monumental et ouvre sur trois magnifiques salons qui, eux-mêmes, donnent sur le jardin en terrasse et sur les rives de la Vienne.

De part et d’autre du volume central, des galeries mènent aux ailes qui s'ouvrent sur de remarquables pièces dont, entre autres, deux cuisines (une du 18è et l'autre du 19è siècle), une salle à manger avec son décor de 1908, une bibliothèque, une orangerie minutieusement restaurée du 17è siècle.

La ferme du château conserve une autre curiosité : « Suzette II » un canot automobile à moteur de 1902, restauré récemment et classé monument historique. Le parc abrite une glacière du 18è siècle restaurée ainsi qu’une centrale électrique de 1906 rare exemple du genre encore conservé.